C'est la question qui revient le plus souvent avant un premier rendez-vous. Derrière le mot « hypnose », beaucoup imaginent un pendule, une perte de conscience, quelqu'un qui prend les commandes. La réalité est bien plus simple — et bien plus rassurante. Voici, étape par étape, ce qui se passe vraiment pendant une séance.
Avant tout : on parle
Une séance ne commence jamais par l'hypnose. Elle commence par une conversation. On prend le temps de poser ce qui t'amène : ce que tu veux voir changer, depuis quand, ce que tu as déjà essayé. Ce moment n'est pas une formalité — c'est lui qui oriente tout le reste. Je ne peux pas travailler sur un objectif flou, alors on le rend précis ensemble.
C'est aussi le moment où je réponds à tes questions et où je démonte, si besoin, les idées reçues. Tu n'as rien à préparer, rien à « réussir ». Tu arrives comme tu es.
L'induction : entrer en hypnose, tout simplement
Vient ensuite l'induction : la façon d'entrer dans l'état d'hypnose. Concrètement, tu t'installes confortablement, tu fermes les yeux, et je te guide par la voix. Rien de spectaculaire. L'état d'hypnose ressemble à ces moments que tu connais déjà : quand tu es absorbé·e par un film au point d'oublier l'heure, ou quand tu conduis sur un trajet familier sans te souvenir des derniers kilomètres. Ton attention se recentre, ton corps se relâche, et ton mental lâche un peu prise.
Tu ne dors pas. Tu entends tout. Tu pourrais parler, bouger, ouvrir les yeux à n'importe quel moment. Cet état, tu le gardes sous contrôle du début à la fin.
Le cœur du travail : ton inconscient prend le relais
Une fois cet état installé, on travaille. En hypnose ericksonienne, je ne te donne pas d'ordres et je ne « programme » rien. Je m'adresse à ton inconscient avec son langage — des images, des métaphores, des suggestions — pour l'inviter à trouver ses propres ressources. C'est lui qui fait le vrai travail ; mon rôle est de créer les conditions pour qu'il puisse le faire.
C'est pour ça que l'hypnose ericksonienne travaille avec toi, pas sur toi. Tu restes acteur·rice de la séance. Certaines personnes ressentent des émotions, des sensations, des souvenirs qui remontent ; d'autres vivent surtout une profonde détente. Les deux fonctionnent.
Le retour : en douceur, jamais brutal
À la fin, je te ramène progressivement à ton état de veille habituel. Pas de réveil en sursaut, pas de claquement de doigts. On prend quelques minutes pour échanger sur ce que tu as vécu, si tu en as envie — et parfois il n'y a rien à dire, c'est très bien aussi. Tu repars parfaitement lucide, souvent avec une sensation de calme.
Et entre deux séances ?
Le travail ne s'arrête pas quand tu refermes la porte. Ton inconscient continue d'intégrer les choses dans les jours et les semaines qui suivent. Parfois quinze jours suffisent, parfois il faut un peu plus. Je ne bloque pas de rendez-vous à l'avance et je ne relance jamais : c'est toi qui reviens, quand tu en ressens le besoin. L'hypnose ericksonienne est une thérapie brève — on travaille en quelques séances, pas en années.
Au cabinet à Toulouse ou en visio : ça change quoi ?
Les deux fonctionnent aussi bien. En visio, tu es chez toi, sans trajet ni salle d'attente, et avec des écouteurs ma voix arrive directement dans tes oreilles — c'est souvent très immersif. Au cabinet, à Lardenne, je capte tout ce que la caméra ne montre pas : ta respiration, tes micro-mouvements. Pour un travail ciblé (stress, sommeil, confiance, préparation à un examen), la visio est parfaite. Pour un travail plus profond, je privilégie le cabinet.
Ce n'est pas un acte médical. L'hypnose est un accompagnement complémentaire de bien-être. Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical ou psychologique, et n'implique jamais d'arrêter un traitement en cours.